Le compost est un élément essentiel du jardinage biologique. Il améliore la fertilité d'un sol et permet ainsi le développement harmonieux des cultures.
Toutefois, la réalisation d'un bon compost requiert quelques connaissances élémentaires.
Le compostage est un processus de décomposition aérobie (à l'air libre) de matières organiques d'origine végétale et/ou animale. On peut dire que faire un compost, c'est contrôler une biodégradation.
Que met-on dans un compost ? Comment contrôle t'on sa décomposition ? Comment l'utilise t'on ? Nous allons tenter de répondre à ces questions dans les paragraphes ci-dessous.
Avant toute chose, il faut avoir à l'esprit qu'un bon compost demande un équilibre entre matières azotées et matières carbonées.
On essayera donc d'apporter ces deux types de matière en proportions similaires :
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Matériaux riches en azote |
Matériaux riches en carbone | Matériaux équilibrés |
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engrais verts foin fumiers sans paille déchets de la cuisine tontes de jardin déchets du jardin |
pailles sciure de bois feulles de chêne, de bouleau ou d'érable branchages tourbe papiers
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fumier avec paille marc de café feuilles d'aulne ou de hêtre fanes de pommes de terre |
Si possible, on stockera séparément et à l'ombre les matériaux qui serviront à la constitution du compost.
On commencera par élaborer un tas de forme triangulaire d'environ 1.2 m à 1.5 m de large à la base pour une hauteur de 1 m environ (la longueur du tas dépendra quant à elle de la quantité de matériaux disponibles ainsi que des besoins en compost). Idéalement, l'aire de compostage se trouvera à mi-ombre.
Les différents matériaux seront apportés en couches successives et en proportions équilibrées (voir tableau ci-dessus). On arrosera copieusement chaque couche au fur et à mesure de la constitution du tas. Quelques brassées d'ortie serviront d'activateur naturelle (bien plus efficace que les activateurs du commerce).
On a vu que la qualité du compost dépendait en premier lieu de sa composition. Elle dépend également de la proportion d'eau et surtout d'air. C'est en effet l'aération qui déclenche le compostage.
Le processus de fermentation se déclenche très rapidement après la constitution du tas et se caractérise en particulier par une montée en température à l'intérieur du tas (50 à 60°C), montée en température qui durera environ 7 jours puis la température du tas baissera progressivemment.
On pourra alors retourner le tas, en le déplaçant à côté du tas initial. Le retournement du tas aura pour effet d'aérer le tas et ainsi de faire augmenter à nouveau la température et donc de relancer le processus de fermentation.
Si le tas est trop sec (présence de filaments grisâtres, manque d'eau apparent), il sera nécessaire d'arroser.
Si le tas dégage une odeur nauséabonde, avec des matériaux poreux, on a au contraire trop d'eau. Il sera alors utile de refaire le tas en y ajoutant des matériaux secs.
La durée du compostage est variable selon la température extérieure (donc la saison), la composition du tas ainsi que du volume du tas. De manière générale,
- un compost est demi-mûr, un à trois mois après son démarrage : apparition de vers de fumiers (vers roses avec des anneaux blanchâtres), les matéraux de départ sont encore en partie reconnaissable mais brunis.
- le compost est mûr, six à douze mois plus tard, apparition de vers de terre (lombrics), aspect terreux et noir du tas, odeur de sous-bois. Les matériaux de départ sont parfaitement décomposés en on ne peux plus les reconnaitre.
Passé ce stade, le compost commencera à perdre de ses pouvoirs fertilisants pour devenir un terreau (utilse aux semis).
Mais voyons maintenant comment utiliser le compost.
Chaque légume a des besoins spécifiques en quantité et en qualité. Le tableau suivant tentera de résumer ces besoins :
| Apport nul |
Apport moyen - de 300 kg/100 m² |
Apport important + de 300 kg/100 m² |
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ail chou bruxelles fèves échalotes haricots mâche navet oignons pois radis |
asperge blette betterave* carotte* chicorrée* laitue* panais* salsifis* scorsonère* |
artichauts aubergines céleri* chou* concombre, cornichon courges et potirons épinards* fenouil melon poireau poivron pommes de terre tomates |
* apport de compost mûr uniquement
Les autres légumes peuvent supporter un compost demi-mûr, bien qu'il soit préférable d'utiliser un compost bien mûr.
On épand le compost soit à l'automne ou au printemps avant la mise en place des cultures, soit entre les lignes de légumes. Enfouir légèrement avec un croc.
Le Lombri-compost est une technique adaptée aux jardiniers disposant de peu d'espace mais également à des surfaces plus importantes. Pour en savoir plus sur le lombri-compost, cliquez ici
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Pour en savoir plus sur le compost :